Des tentes aux maisons : la sédentarisation des Innus

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49,95 $
  • Essai de 1024 pages
  • Format : 6,5 x 9,5 pouces
  • Environ 265 photographies noir et blanc
  • Couverture couleur, reliure souple
  • ISBN 978-2-89634-431-4 

Cet ouvrage porte sur la sédentarisation des Innus — les Montagnais — sur une période d’environ 150 ans à compter du milieu du 19e siècle. Il décrit le processus de transformation de petits groupes nomades exploitant de vastes territoires de chasse — ou Nutshimit — en communautés sédentaires habitant des réserves ou des « établissements ». L’analyse de ce processus est réalisée par la présentation de divers facteurs — et aussi de divers acteurs — qui ont favorisé la sédentarisation : en premier lieu les réserves, mais aussi la traite des fourrures et les postes de traite, le colonialisme et la colonisation, les gouvernements et leurs agents, les missions et les missionnaires, les chapelles et les églises, les maisons, les écoles et la scolarisation, l’industrialisation et le travail salarié, l’exploitation de la faune par les Allochtones et les réserves à castors, les soins de santé, les hôpitaux, les dispensaires et les services sociaux. Les effets positifs et négatifs de la sédentarisation sont aussi abordés. Finalement, l’analyse du rôle ou de l’agencéité des Innus dans ce processus nous enseigne qu’ils n’en ont pas été que des victimes passives, car ils ont su montrer de la résistance et faire valoir leur propre choix à bon nombre d’occasions. Voilà pourquoi on constate depuis quelques décennies un processus de revitalisation des communautés innues du Québec et du Labrador.

  • Charest, Paul

    Paul Charest est professeur retraité associé du Département d’anthropologie de l’Université Laval où il a enseigné de 1969 à 2004. Il est membre du Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIERA). Il effectue des recherches ethnographiques et documentaires sur les communautés eurocanadiennes de la Côte-Nord et sur les Innus. Son implication auprès des communautés autochtones lui a valu en 1995 le prix Weaver-Tremblay de l’Association canadienne d’anthropologie appliquée. En 2010, il est coauteur du livre Marchands, pêcheurs et chasseur-trappeurs acadiens et innus de Natashquan, publié aux Éditions GID, puis en 2012, du livre La Minganie, fille de l'eau, dans la collection «100 ans noir sur blanc».

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